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Institut de minéralogie, de physique des matériaux et de cosmochimie
UMR 7590 - UPMC/CNRS/IRD/MNHN

Soutenance de thèse de Mathieu Chassé

 Mathieu Chassé, doctorant dans l'équipe Propriétés des amorphes, liquides et minéraux (PALM) soutiendra sa thèse le vendredi 8 septembre 2017 à 15 h.

IMPMC - UPMC - 4 place Jussieu, 75005 Paris, tour 23, 4e étage, couloir 22-23, salle 401

"Processus géochimiques et cristallochimiques d'enrichissement en scandium, du manteau aux contextes latéritiques"

 

Résumé
L’approvisionnement en métaux rares est devenu un sujet de préoccupation majeur du fait de nombreuses incertitudes géopolitiques et de leur utilisation croissante dans des produits de haute technologie. Cependant, pour assurer l’approvisionnement, des progrès doivent être accomplis dans la compréhension de la ressource. Parmi
les métaux rares, la demande potentielle pour le scandium (Sc) est croissante, du fait de son utilisation dans des alliages de haute technologie ainsi que dans les piles à combustible. L’approvisionnement n’est actuellement pas assuré mais les gisements latéritiques sont des cibles prometteuses. Le Sc pourrait devenir un sous-produit
de nombreuses latérites nickélifères, et même le principal produit des minerais latéritiques à fortes teneurs découverts dans l’est australien. Pour comprendre l’origine de ces enrichissements latéritiques en Sc, nous avons étudié les processus géochimiques et cristallochimiques qui forment l’un de ces gisements (Syerston–Flemington, Nouvelle-Galle du Sud).
Une méta-analyse des études géochimiques portant sur les roches et minéraux mantelliques, qui forment les roches mères de toutes les latérites enrichies en Sc connues à ce jour, révèle que les lithotypes les plus favorables sont les cumulats à clinopyroxène ou amphibole. Cette étude montre aussi un changement drastique dans la compatibilité du Sc avec la profondeur dans le manteau, allant d’incompatible dans le faciès à spinelle à compatible dans le faciès à grenat. Cette dualité est particulièrement intéressante pour tracer la profondeur de fusion partielle des roches extrusives.
Une étude intégrée combinant diffraction des rayons X, analyses chimiques en roche totale et à l’échelle microscopique, ainsi que l’absorption des rayons X a été menée dans le but de comprendre les processus de concentration du Sc durant l’altération latéritique. Les profils latéritiques riches en Sc résultent de la dissolution des minéraux primaires présentant des enrichissements en Sc légers, mais significatifs. Ensuite, le Sc est piégé successivement par les smectites, puis les oxydes de fer après la dissolution des phases argileuses. Les teneurs en Sc reflètent la haute capacité d’adsorption de cet élément par la goethite. Avec les mécanismes de dissolution–précipitation formant des générations successives de goethite, cette capacité préserve l’immobilité du Sc alors que la plupart des autres éléments sont lessivés, amenant à de hautes concentrations résiduelles.

Geochemical and Crystal-Chemical Processes of Scandium Enrichment from the Mantle to Lateritic Contexts

Abstract
The supply of rare metals has become a great concern due to the combination of geopolitical uncertainties and increasing use in new high-technology materials. However, to secure supply, progress on the understanding of the resource is needed. Among rare metals, there is a growing potential demand for scandium (Sc), resulting
from its use in high-performance alloys and solid oxide fuel cells. The current supply is not guaranteed but lateritic deposits are a promising target. Scandium could become a by-product of many nickel laterites, and even the main product of high-grade lateritic Sc ores in eastern Australia. To understand the origin of lateritic Sc enrichment, we investigated the geochemical and crystal-chemical processes forming one of these deposits (Syerston–Flemington, New South Wales).
A meta-analysis of geochemical studies on mantle-derived rocks and minerals, which form the parent rocks of all known Sc-enriched laterites reveals that the most favourable lithotypes are cumulates of clinopyroxene or amphibole. It also shows a drastic change in the compatibility of Sc with increasing depth in the mantle, ranging from incompatible in the spinel facies to compatible in the garnet facies. This dichotomy is of great interest for tracing the depth of partial melting of extrusive rocks.
Integrated X-ray diffraction, whole-rock and microscopic chemical analyses and X-ray absorption spectroscopy have been used to understand the processes that concentrate Sc during lateritisation. Scandium-rich lateritic profiles result from the dissolution of primary minerals containing slight but significant Sc enrichment, followed by successive trapping by smectite and iron oxides after dissolution of the clay phases. Scandium grades reflect the high capacity of goethite to adsorb this element. Along with mechanisms of dissolution–precipitation forming successive generations of goethite, it preserves Sc immobility while most other elements are leached, leading to high residual concentrations of Sc.

Jury

Mme Janet Hergt, Professeure University of Melbourne Rapportrice
Mme Cécile Quantin, Professeure Université Paris Sud, Orsay Rapportrice
Mme Frances Wall, Professeure University of Exeter Rapportrice
M. Michel Grégoire, Directeur de recherche CNRS, Géosciences Environnement Toulouse Examinateur
M. Loïc Labrousse, Professeur Université Pierre et Marie Curie, Paris Examinateur
M. Georges Calas, Professeur Université Pierre et Marie Curie, Paris Directeur
M. William L. Griffin, Professeur Macquarie University, Sydney Directeur
Mme Suzanne Y. O’Reilly, Professeure Macquarie University, Sydney Invitée

Cécile Duflot - 29/09/17

Traductions :

    L’interaction répulsive entre paires de Cooper au cœur de la supraconductivité à haute température critique

    Trente ans après sa découverte en 1986 par Bednorz et Müller, la supraconductivité à haute température critique (HTc) demeure encore une énigme. Deux questions se posent afin de comprendre ce phénomène : quelle est l’origine physique des paires de Cooper et quel est le mécanisme de condensation ? C’est...

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